Céline 9 -
A nouveau la mystérieuse vibration apparut. Céline poussa un cri :
« Je la voie ! »
« Moi aussi j’ai eu une sorte d’image. Elle était assise contre un mur avec une sorte de serviette sur la bouche. On dirait qu’elle avait les mains dans le dos. »
Ils se regardaient droit dans les yeux, ahuris par ce qui leur arrivait. Sans s’en rendre compte, Céline avait porté ses mains à son visage, rompant le contact et la vision par la même occasion. Elle demanda à Thomas d’un air hésitant :
« Qu’est-ce qui nous arrive ? Et où est Samantha ? Pourquoi est-elle ligotée ? Pourquoi on la voit tous les deux ? que peut-on faire pour elle ? Il faut prévenir la police »
Thomas se balançait d’une jambe sur l’autre, fort embarrassé. Il se tordait les mains contre son ventre. Samantha était une amie à eux qui fréquentait le même collège. Ses parents étaient très riches mais leur amie restait très simple, prenant un soin particulier à se fondre dans la foule des autres collégiens. Elle n’avait cependant pas que des amis, quelques-uns uns la jalousait car en plus elle était plus qu’une excellente élève, férue de mots croisés et d’échecs.
« Si tu veux mon avis, les policiers vont nous prendre pour des rigolos et nous envoyer promener. Je ne sais pas pourquoi on l’a vu tous les deux mais j’ai bien l’impression que le fait de se toucher a provoqué une sorte de vision. On essaiera de comprendre plus tard, le plus urgent est de trouver où elle se trouve »
Et d’autorité il repris les mains de Céline. Ils sursautèrent tous les deux mais maîtrisant leur surprise ils se concentrèrent en se regardant intensément.
Thomas relâcha l’étreinte
« Je sais où elle est. Dans la réserve sous le gymnase. J’y avais été l’année dernière pour ranger des ballons d’exercices. Mais à cette heure-ci le collège est fermé et si on va voir la directrice ou le concierge ils vont nous renvoyer chez nous. »
« Oui, c’est aussi mon avis. Plus qu’une solution, on y va. De toute façon mes parents ne rentrent que dans une heure. Si on a un problème, je téléphonerais à mon père, j’ai encore du forfait. Qu’est-ce qu’on fait de nos violoncelles ? »
« Allons chez moi, c’est à cinq minutes, après on fonce au collège, on en a pour dix minutes. Mais comment va-t-on faire »
Thomas semblait de plus en plus inquiet. Céline par contre était surexcitée. Sa copine était en danger et elle ressentait les picotements de l’aventure sans même imaginer tous les dangers qu’ils pourraient rencontrer ni même expliquer pourquoi ils se lançaient seuls au secours de Samantha et si elle était vraiment en danger. Par acquit de conscience elle composa le numéro de Céline mais tomba sur son répondeur
« vite ! »
à suivre...

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