22 avril, 2005

La saga des enfants chanteurs - RHEUHATHIK -3

Le sol commençait à trembler autour de lui pendant que les hurlements de l’animal déchaîné raisonnait douloureusement dans sa poitrine oppressée. Il sentait plus qu’il ne voyait les branches se coucher devant l’effarant cataclysme que s’avançait vers lui au rythme d’un lourd galop. L’abominable animal entra brusquement dans son champ de vision précédé d’une abominable odeur putride, du souffle terrifiant jaillissant de sa gueule grande ouverte et de l’éclat ahurissant de son pelage fauve jurant avec la beauté tranquille de monde végétal qui assistait indifférent à l’inévitable tragédie qui allait une fois encore se dérouler sur un tapis d’herbe tendre parsemé de petites fleurs multicolores. Le soleil implacable renvoyait sur l’enfant toujours immobile deux implacables rayons lumineux, froids comme la mort, reflétés par les deux monstrueux crocs, plus longs que les bras douloureusement crispés de l’intrépide petit guerrier. Ce dernier savait que s’il bougeait trop vite le lion à grands crocs le happerait d’un seul coup ralentissant à peine sa course diabolique et ne ferait qu’une bouchée de l’insolent petit homme à la chère si tendre qui venait le narguer sur ses terres.
Ne pas bouger, rester immobile, il se répétait la consigne en boucle dans son cerveau, totalement vidé d’autre pensée. Attendre de ressentir sur sa peau le souffle brûlant sortant de la gueule béante de l’animal au paroxysme de sa rage. Jaillir brutalement de sa position, se mettre à l’abri du tronc massif en espérant que l’anima,l lancé à pleine vitesse, n’aurait plus le temps d’éviter l’obstacle que ses yeux striés de sang, fixés sur sa proie terrorisée, ne verraient qu’au dernier moment. Se recroqueviller en boule au pied de l’arbre, la tête, enfoncée dans ses bras. Attendre et espérer le choc colossal de l’animal, qui terrorisait son clan, contre l’écore rugueuse du tronc impérial profondément enfoncé dans les profondeurs du sol. Le temps s’accélérait et ne se décomptait plus qu’en fraction de… heu - au fait en fraction de rien du tout, encore un petit oubli, pas inventées les unité de temps ! – ç’a fait, rien car pendant ce temps…

à suivre ...