02 mai, 2005

Céline 10 -

Arrivés devant le collège, ils trouvèrent comme ils s’y attendaient les portes closes. Ils se dirigèrent au fond du parking jouxtant le mur d’entrée du collège où les parents attendaient la sortie des élèves. Les moellons du mur étaient apparents. Un platane les cachait à la vue des passants. Le coin était calme, seules quelques voitures étaient garées et personne ne faisait attention aux deux enfants qui marchaient tranquillement en faisant semblant de discuter. Une fois derrière le tronc protecteur, Thomas commença à escalader le mur qui n’était pas bien haut, à peine deux mètres. Arrivé en haut, il observa précautionneusement l’intérieure du collège. Rien en vu.
« J’y vais, je ne vois personne »
Il s’allongea sur le haut du mur et se laissa glisser de l’autre coté. Céline le rejoignit aussitôt. Il coururent le long du mur vers la porte du gymnase qui heureusement n’était pas fermée à clé. Une fois derrière la porte ils soufflèrent un peu. Le silence de la grande salle était oppressant. Ils avancèrent doucement sur la pointe des pieds, n’osant pas se parler. La porte de la réserve était au milieu du coté opposé mais sans se consulter, ils longèrent les cotés de la salle. La porte de la réserve était entrouverte. Thomas descendit en premier, pas du tout rassuré. Le fond du local était noir, seul le bas des marches baignait dans la pénombre. On entendait des gémissements assourdis. Céline chercha d’une main tremblante un interrupteur sur le coté du mur. Une fois les néons allumés, elle poussa un petit cri en voyant Samantha appuyée contre le mur du fond. Ils se précipitèrent vers elle et s’empressèrent de défaire ses liens. Samantha riait et pleurait à la fois en remerciant ses deux amis
« Oh! merci, merci beaucoup. Je savais presque que vous alliez venir. A un moment j’ai même cru vous voir tous les deux, mais j’ai dû rêver. Vite ! il faut sortir tout de suite, ils vont sûrement revenir dans pas longtemps»
« Mais qu’est-ce qui t’est arrivé ? » s’exclamèrent ensemble Céline et Thomas
« Plus tard, sauvons-nous »
A cet instant précis, des bruits de pas résonnèrent dans l’escalier. Ils regardèrent désespérément dans tous les sens mais il n’y avait aucun recoin susceptible de les cacher aux yeux des ravisseurs. Trop tard ! trois hommes masqués se tenaient au pied des marches. Celui du milieusemblait être leur chef. Il eut un rire cynique
« Heu la donc! Mais c’est qu’elle a du renfort la p’tite morveuse. Attachez-moi tout ça que ç’a n’bouge pas jusqu’à la nuit »
Les trois sinistres personnages étaient grands et massifs et n’allaient faire qu’une bouchée des trois enfants coincés au fond de la réserve. Sans comprendre pourquoi, d’instinct, Céline se plaça entre ses deux camarades et leur pris la main


à suivre...