Céline 12 -
En raccrochant le téléphone, elle resta silencieuse un instant, perplexe.
« Alors, raconte. Elle était inquiète je suppose ? » lui demanda Céline
« Oui bien sûr, t’as entendu, je l’ai rassurée. Elle veut que je rentre tout de suite à la maison avec vous deux. Dépêchons-nous ! »
La mère de Samantha les accueillit sur le perron de la maison et les fit rentrer dans un grand salon. Surprise ! Il y avait déjà du monde : monsieur Fersen, le père de Thomas, monsieur Dillont, le père de Céline, mademoiselle Estrella et plus incompréhensible encore, monsieur Le Gwarder. Pourquoi ces deux derniers étaient-ils là ? Personne parmi les adultes ne semblait songer à donner la moindre explication. Une collation était préparée sur une table basse, accompagnée d’une boisson au chocolat dont le fumet emplissait la pièce. Les enfants hésitèrent un peu mais la maman de Céline leur donna à chacun une tasse, en les obligeant presque à en vider le contenu, délicieux par ailleurs. Pendant qu’ils se restauraient chacun dû faire un récit détaillé des événements. Les parents insistèrent tout particulièrement sur les drôles de vibrations ressenties ainsi que le moment où elles apparurent. Encore une fois on souligna la coïncidence avec le fait qu’elles se produisirent après que les enfants avaient vu le film « Les choristes » Céline ne put s’empêcher de noter le petit sourire satisfait du directeur à cette évocation ainsi que le regard interrogateur des autres adultes.
Quand Céline raconta l’étrange comportement des trois hommes, que Samantha expliqua l’étrange sensation qu’elle avait éprouvée, comme s’ils avaient eu à ce moment la même volonté commune de voir disparaître les trois agresseurs, la tension dans la pièce devint palpable. Les trois parents étaient crispés au bord de leur chaise. Même Le Gwarder semblait surpris. Quant à mademoiselle Estrella, elle poussa une exclamation : « Shana ? » en regardant le directeur d’un air interrogateur.
« Angèle, le moment n’est pas encore venu » lui répondit-il d’un ton très doux mais le regard était lourd de signification et elle n’insista pas. C’était maintenant aux enfants de se regarder, l’air dubitatif. Monsieur Le Gwarder, cependant, coupa court à leurs questions en leur demandant de monter dans la chambre de Céline. Ils devaient discuter ensemble des évènements. Céline essaya bien de protester auprès de sa maman mais celle-ci se leva pour les entraîner vers la porte.
« Ne vous inquiétez pas, nous vous donneront des explications tout à l’heure » Elle resta au pied de l’escalier, un petit sourire rassurant au coin des lèvres, pour vérifier qu’ils allaient bien dans la chambre au premier étage et referma soigneusement la porte du salon.
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